Quelle police pour la dyslexie ?
Il n’y a pas une police magique : ce qui aide un lecteur ne convient pas forcément à un autre. Voici les choix courants et une méthode simple pour trouver celle qui convient à votre enfant ou à votre élève.
Les études scientifiques sur l’effet des polices « pour dyslexiques » donnent des résultats partagés. Le plus fiable est de laisser le lecteur comparer et de retenir ce qu’il préfère et lit le plus aisément.
Les polices courantes
- Lexend : une police sans empattement, conçue pour améliorer la fluidité de lecture, avec des lettres bien distinctes et un espacement ouvert. Elle est proposée dans l’outil Syllabes Dys.
- OpenDyslexic : une police aux lettres lestées en bas, pensée pour que les lettres ne se confondent pas par retournement. Certains lecteurs l’apprécient, d’autres la trouvent inhabituelle.
- Arial et Verdana : des polices sans empattement, très répandues, disponibles dans tous les traitements de texte. Verdana est plus large et plus aérée.
- Une écriture cursive d’école (comme Marelle dans l’outil) : utile pour faire le lien avec le cahier, surtout en début d’apprentissage.
À éviter
- Les polices décoratives, très fines ou condensées.
- Les textes entièrement en italique ou en majuscules sur de longs passages.
- Les polices dont des lettres se ressemblent trop, comme le « b » et le « d » ou le « p » et le « q ».
Tester en trois minutes
- Collez un même paragraphe dans l’outil en ligne.
- Affichez-le dans chaque police, avec la même taille et le même interligne.
- Demandez à l’enfant laquelle il lit le plus facilement, et notez s’il lit plus vite ou avec moins d’erreurs.
Voir aussi : adapter un texte pour un enfant dyslexique et colorier les syllabes sur papier Seyès.